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Kiosque Micro Recyc à l’Université de Montréal

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Dans le cadre de la semaine interculturelle à l’UDM nous avons tenu un kiosque de sensibilisation et participé à un 4 @ 7 sur les stages en coopération. Nos stagiaires Québec Sans Frontières 2014 du Costa Rica ont réalisé une belle présentation de leur expérience et on pu partager des bienfaits que ce que cela leur a apporté. En plus de Micro Recyc il y avait également la présence de l’organisme Tous les enfants du Monde dont un participant nous a fait un beau témoignage et partage d’expérience. Le 4@7 c’est terminé par une présentation de l’organisme Horizon Cosmopolite qui propose une multitude de destination et de séjours en coopération dans divers pays. Notre organisme propose également en plus des stages QSF des séjours sur mesure en Afrique en Haiti dont la vocation est d’appuyer nos partenaires dans leur projet de développement. Contactez nos spécialiste en la matière: Anna Gina Bazinet au 514 227 5776.

 

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Un goût des tropiques

Une saveur d’ananas sucrés, de mangues crémeuses, du manioc, de plantain, de maïs que les vieilles femmes récoltent chaque matin au champ. En Afrique tout a un goût connu et inconnu en même temps. Mes mémoires d’enfance en Colombie, mon histoire au Québec et le fait de me découvrir au Cameroun. Tout ça fait un mélange délicieux de saveurs qui entrent dans mes sens et me rappellent d’où je viens  et d’où je suis. C’est ça l’Afrique pour moi. Le son d’un elèm, les femmes qui marchent avec un rythme musical avec un bouquet de fruits sur leurs têtes, leurs robes colorées, la danse, le poisson braisé, etc…

Au Cameroun je découvre mon rythme, même à milles de distance et une mer de différence de mes origines. Dans les goûts quotidiens, je découvre un peu de mon histoire, de ma culture, de mes racines. Je me découvre dans  les tam-tam Tam de la musique et même dans les sourires des gens. Je me découvre dans une culture qui a voyage le temps  pour s’installer dans les cœurs à l’autre côté de la mer.

Finalement, je découvre la chance que la vie m’a donnée d’habiter au Québec et me rapprocher aux autres cultures, vivre une expérience unique, apprendre des autres.  Après mon voyage, je suis sûr que je serai beaucoup plus québécoise, un peu plus colombienne, mais aussi j’espère, un peu camerounaise.

Témoignage de Diana Mora

Un grain de sable à la fois

On nous l’a dit et répété à chacune des formations pré-départ du programme Québec Sans Frontières: nous ne partons pas changer le monde. Le but est d’abord de se voir initiés à la coopération internationale, de former une jeunesse plus ouverte sur le monde, qui peut-être prendra la relève dans ce domaine.

D’ailleurs, nous l’avons rapidement constaté, alors que le jour de notre arrivée sur le lieu du stage, un homme nous faisait remarquer ceci : nous amenons des ordinateurs, une bibliothèque, des activités culturelles. D’accord. Mais il faut que les gens mangent d’abord.

Ce vieil homme avait raison.

En effet, dès le départ, un constat s’est imposé : nous n’avons pas les outils pour changer la vie des Camerounais du petit village de Mbouroukou. Encore moins le monde.

En vérité, aussi kitsch que cela puisse sonner, l’expérience de coopération apporte indéniablement davantage à celui qui part aider qu’à celui qui reçoit cette aide. Un été en Afrique, c’est probablement le plus précieux cadeau qu’on aurait pu m’offrir. « Ça change la vie », comme le dit ma compagne de stage, Diana.

Il n’en demeure pas moins qu’après tout, changer le monde, cela ne signifie pas nécessairement tout virer à l’envers. Ce qui m’amène à l’histoire du grain de sable dans le désert. Si un homme va dans le désert et ne déplace qu’un seul grain de sable, le monde sera différent après son passage. Ne peut-on pas dire qu’il aura ainsi changé le monde?

Le sourire d’un agriculteur qui vient de toucher pour la première fois à un ordinateur, ou encore la fierté des enfants lorsqu’ils reçoivent des encouragements, c’est peut-être ça notre grain de sable à nous.

Peut-être est-ce simplement cela, faire de la coopération internationale: changer le monde, un grain de sable à la fois

Témoignage de Laurence Campeau

La proximité

Déjà près d’un mois que nous sommes arrivés dans le village de Mbouroukou. Chaque jour je ne cesse d’être étonné par la proximité qui existe entre membres de la communauté. Que ce soit la cuisine, la nourriture, mais aussi et surtout par l’hospitalité des résidents.

Dès mon arrivée dans ma famille d’accueil, près de 40 personnes sont passées durant la soirée pour me souhaiter la bienvenue, mais aussi pour m’inviter à passer les voir à leur domicile. Mais étant un peu fatigué et dépassé par les évènements, je me suis couché très tôt.

En matinée accompagnée de ma sœur, nous avons visité le village. Elle m’a présenté tous les habitants en établissant les différents liens qui existent entre ceux-ci.

Plusieurs soirs par semaine, au minimum 10 jeunes viennent écouter la télévision à la maison et la plupart n’ont rien mangé pour souper alors ma mère d’accueil leur offre un repas même si ce ne sont pas ses propres enfants. Ils vivent au village et les liens qui les unissent sont très forts.

Alors, chaque jour, je rencontre de nouvelles personnes, visite de nouvelles maisons et j’espère que ce sera comme cela jusqu’à la fin du stage!

Témoignage d’Antoine Beaulieu

Ici, on a le temps…

Coopération internationale; deux mots qui m’étaient pratiquement inconnus il y a un an et maintenant ils se trouvent en plein centre de mon petit univers. Ici, au Cameroun, j’apprends de plus en plus comment se déroule cette collaboration entre deux partenaires aux réalités complètement différentes.

Une des choses qui m’a le plus marquée est le rapport avec le temps. Parfois j’ai l’impression que le temps n’existe tout simplement pas ici, il y a «la lumière» et la nuit. Bien que les membres du CODEMBO soient pour la plupart des personnes biens occupées, ils prennent toujours le temps de s’arrêter quelques minutes (ou plusieurs minutes!), pour discuter avec des amis, frères, voisins, faire des courses imprévues, etc… La conséquence est donc qu’ils sont en retard font attendre d’autres personnes qui à leur tour font attendre quelqu’un d’autre et finalement tout le monde attend toujours après tout le monde!  Bref, lorsqu’on a une rencontre à midi elle débute très rarement avant 13h00.

Quand je pense au Québec, je me dis souvent que notre ponctualité est exemplaire comparativement à celle des Camerounais. Par contre, leur savoir vivre envers les gens de leur communauté n’a pas piétiné par un besoin constant de courir après le temps. Ça peut sembler a priori bien banal, mais pour moi c’est un bon exemple de coopération internationale, deux cultures différentes avec leur manière bien à elles de travailler qui n’ont d’autres choix que de faire des compromis pour arriver à leur but commun. Finalement, je commence à m’habituer à attendre et à respirer un peu !

Témoignage de Hattie Champagne

La boutique d’ekanang

Presque chaque soir après avoir passé la journée avec mes amis les blancs, comme on nous appelle si bien ici, je me retrouve souvent seule parmi les hommes de la boutique en bas de chez moi. Bière à la main ou poche de whisky, il joue souvent à l’argent aux cartes ou avec le jeu de damier.

Je me rappelle d’une soirée ou mon voisin m’avait dit que quelques fois il faisait la correction à sa femme parce qu’elle ne l’avait pas écouté. J’étais vraiment sidéré. Heureusement d’autres sont intervenus en disant que ce n’était pas tous les hommes qui faisaient ça. En général, les femmes n’ont pas trop leur mot à dire dans le couple et elles ne peuvent pas quitter le foyer sinon c’est vraiment mal perçu. À mon tour, je leur expliquais comment ça se passait au Canada si une femme n’était pas bien dans son couple. Cette soirée-là, ç’a été une bonne discussion avec eux. Essayer de comprendre et seulement accepter comment, ils pensent. Sinon on essaye de me convertir à la bible, de croire en celui qui m’a créé…

Il va seulement rester 3 semaines en revenant de la mi-stage et je sais déjà que les conversations autour d’une bière à 1$ canadien vont me manquer.

Témoignage de Vanessa Gagné Babin

C’est le temps des fêtes !

Vous souhaitez vous faire plaisir avec un bel ordinateur pour Noël ? Voila qui est parfait ! Toutefois avant de jeter votre vieux PC qui marche encore, donnez lui une seconde vie en l’apportant à Micro-Recyc, qui se fera un plaisir de le remettre à neuf et de l’envoyer dans des écoles, universités, des pays du sud. Ces derniers ont de gros besoins mais ils n’ont pas forcément les moyens de s’équiper adéquatement financièrement. et cela s’applique aux produits informatiques en général (imprimante, scanner, écran…) En procédant ainsi cela permet d’agir à deux niveaux, le premier est écologique puisqu’il permet d’éviter le démantèlement des pièces et de finir dans les sites d’enfouissements, source dramatique de pollution. Le deuxième niveau est une portée sociale puisque les ordinateurs sont des outils qui aident les élèves dans leurs scolarités en Haïti, Afrique, et à Cuba. De plus notre activité permet aux jeunes québécois et aux immigrants de pouvoir bénéficier d’expériences significatives facilitant l’intégration du marché du travail. Ah j’oubliais vous bénéficiez en plus d’un reçu d’impôts équivalent à la valeur marchande de votre matériel lorsque vous nous apportez votre vieux PC ça c’est le triple effet « Recyc cool ».

Micro-Recyc-Coopération est situé au 7000 Avenue du Parc à Montréal – Québec – tél : (514) 227-5776 info@microrecyccoop.org – Nous vous invitons à visiter notre site internet