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Recycler ou Réutiliser, quelle différence cela fait-il ?

Matériel informatique réutilisé par Micro Recyc Coopération au Québec pour équiper une école en Haïti

Matériel informatique réutilisé par Micro Recyc Coopération au Québec pour équiper une école en Haïti

 

Nous sommes de plus en plus nombreux à connaître la fameuse règle des 3R, Réduire – Réutiliser – Recycler, une base pour la gestion durable des matières résiduelles. Elle se décline parfois sous la forme 3RV, en ajoutant la Valorisation à la stratégie.

Réduire, c’est d’abord minimiser la consommation de biens ou d’énergie à la source pour que moins de déchets risquent d’être produits au final. Réutiliser, c’est réemployer des produits qui ont encore du potentiel d’utilisation et n’ont pas à être considérés comme déchets. Enfin recycler, c’est récupérer les matières premières contenues dans le produit en fin de vie pour recréer de nouveaux produits par la suite.

Le recyclage est bien sûr une démarche bénéfique car il évite la production de nouvelles matières premières et réduit les pollutions de décomposition mais il doit n’être utilisé qu’en dernier recours. Pourquoi ? Car recycler génère très souvent une perte de ressources, la matière recyclée est bien moindre par rapport à la quantité de matière recyclable à l’origine, et le processus utilise une quantité d’énergie considérable avec le tri, le transport, la transformation et la production de nouveaux produits.

Avant le recyclage, il faut donc considérer la réutilisation. Ce qui est réparable devrait continuer à être utilisé, devrait être conservé dans un cycle de vie et ne pas devenir un déchet.

Photo, source: www.glougloutons.com

Photo: glougloutons.com

Prenons un exemple simple : les bouteilles en verre. D’un côté, nous avons une politique de recyclage simple avec une collecte de bouteilles dans de grands conteneurs disposés dans les rues. Lorsque la bouteille est jetée, elle se casse dans le conteneur et ne reste donc que des morceaux de verre ; les morceaux seront triés, nettoyés, fondus en pâte de verre puis seront reconditionnés en nouveaux objets contenant du verre. D’un autre côté, la politique sera celle de bouteilles consignées à retourner dans les magasins, et donc de réutilisation. Le consommateur rapporte sa bouteille, elle sera nettoyée puis réemployée sans transformation. Le cycle est évidemment plus court, la bouteille conserve sa valeur et ne devient plus un déchet dont le traitement nécessite une utilisation excessive d’énergie.

Cette logique doit être rapportée à tout type d’objet, il faut utiliser la valeur des biens au maximum, mais d’autant plus dans le cas des équipements électroniques. En effet, au sein des ordinateurs notamment, les composants sont extrêmement nombreux donc recyclables seulement en fractions très divisées et avec une forte perte de ressources (un ordinateur recyclé ne peut devenir un autre ordinateur identique) ; ces composants sont aussi constitués d’une multitude de matières rares et dangereuses, difficiles à traiter, et qui risquent de générer des résidus toxiques dans l’environnement ; et enfin le réemploi évite la production de nouveaux appareils et donc évite une utilisation supplémentaire de ressources.

La philosophie émergente « du berceau au berceau » semble pertinente et bien imagée : empêcher que les produits connaissent « la tombe » en leur redonnant plusieurs vies, et tendre vers un idéal où le principe même de déchet disparait.

Réparons, usons nos appareils jusqu’au bout. Cet ordinateur qui ne vous semble plus assez performant n’est pas en fin de vie, il possède encore une grande valeur qui pourra certainement satisfaire des populations dans le besoin.

Article: Mael Houyau

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Création d’un centre de savoir et de valorisation

Communiqué de presse (pour diffusion immédiate).

drapeau_francophonie_hd1L’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) a sélectionné le projet de création de centre de savoir et de valorisation au Cameroun et en Haïti proposé par l’organisme Micro-Recyc-Coopération. Ce dernier a été retenu  dans le cadre du 20e appel à projets pour la production de contenus ou d’applications francophones numériques. Les Technologies de l’Information et des Communications (TIC) seront mises au service de l’humain pour permettre aux agriculteurs / trices et artisans, de faire savoir leur savoir faire, tout en accédant à des informations contribuant à améliorer leur quotidien (privé et professionnel).

L’OIF par le biais de son programme des Inforoutes financera le projet pour un montant de 201 600 Euros sur une durée de 2 ans. Le projet débutera en 2013 au Cameroun pour se poursuivre en 2014 en Haïti.

Constat et déclencheur du projet

C’est bien souvent le manque d’accès à l’information, associé à une isolation géographique, qui fragilisent les acteurs livrés au bon vouloir des acheteurs fixant les conditions du marché (prix, délai, etc.). Le café est un exemple représentatif, ajoutons à cela le nombre impressionnant d’intermédiaires  qui vampirisent la chaine pour la revente. Cette situation induit également la problématique associée à l’usage de pesticides et la dépendance aux produits chimiques affaiblissant les sols…

A- Centre de savoir-faire

Il s’agit de mettre en place une structure physique (le centre) et virtuelle (site et réseaux internet) pour autonomiser les communautés rurales à travers les technologies de l’information (TIC) dont l’objectif est d’améliorer significativement les conditions de vie des populations impliquées. Cette démarche prendra aussi ses racines dans  le partage des informations et  l’enrichissement du savoir à partir des connaissances acquises et transmises au fil des générations autour d’une langue commune : le français.

B- Centre de valorisation (le  faire-savoir)

Le centre de valorisation vise à promouvoir et faire savoir l’artisanat, l’agriculture entre les pays concernés et aussi auprès d’un public élargi, permettant de favoriser des débouchés commerciaux bien au-delà des frontières locales ou du pays. L’objectif est de pérenniser la démarche mais aussi de donner une visibilité nationale et internationale aux acteurs ainsi qu’à leurs réalisations. Enfin il s’agit de mettre en lumière des talents qui ne bénéficient en général d’aucune visibilité.

Les défis à relever

L’implication des bénéficiaires, l’autonomisation financière des centres ainsi que la mise en réseau locale et internationale constituent de véritables défis à relever, Toute l’énergie sera consacrée au bon fonctionnement du projet, Mais surtout Micro Recyc fera en sorte que toutes les actions mises en œuvre ou encore les choix technologiques puissent guider et servir pour des projets similaires, menés dans d’autres régions de la Francophonie.

L’inspiration

Inspirée des centres de savoir en Inde, Micro Recyc a cherché sur internet tout ce qui se rapportait à cette expérience, Malheureusement nous avons trouvé très peu d’informations sites internet vidéos reportages illustrant ces expériences.

Raison pour laquelle Micro-Recyc réactualisera l’idée et communiquera autant sur le partage de la mise en œuvre que sur la concrétisation finale même du projet priorisant ainsi la pédagogie et les solutions expérimentées. Ainsi il sera légué bon nombre d’informations techniques (comme l’utilisation de logiciels libres pour la création de site) permettant la mise en œuvre d’expériences similaires dans la francophonie.

Site internet www.microrecyccoop.org – info@microrecyccoop.org